Le cinéma : un sacré bon plan (séquence) !

Certains films sont entrés dans l’Histoire du cinéma notamment grâce à des plans séquences d’anthologie. En voici Quinze.

Un plan-séquence, c’est quoi ?

Techniquement, un plan-séquence est une scène (unité narrative) tournée en un seul plan, sans coupe ni montage, et restituée telle quelle dans le film. Le plan-séquence donne une forte impression de réel puisque le temps se déroule sans qu’il soit manipulé, et permet d’accentuer l’identification au personnage principal (ce que fait Darren Aronofsky lorsqu’il suit Mickey Rourke caméra à l’épaule dans The Wrestler). Que le spectateur le remarque ou pas, il donne une fluidité à l’action et une importance à la scène, grâce au rythme différent qu’il lui confère par rapport au reste du film.

Avec le numérique, plus de “triche” !

Jusqu’à il y a peu, le plan-séquence était limité au tournage par la durée maximale d’une bobine de pellicule 35mm, soit un peu plus de onze minutes. Pour contourner cette contrainte technique, les cinéastes ont souvent usé de nombreuses “tricheries” indétectables par l’oeil novice du spectateur, masquant la coupe et le changement de bobine par un objet ou une personne passant devant l’objectif pendant quelques secondes. Aujourd’hui, cette limite est balayée par le numérique, qui permet, selon les caméras, de tourner en continu jusqu’à deux heures de rushes.Hitchcock, Welles, De Palma, Cuaron, Scorsese, Fincher, Tarantino, Godard…Le plan-séquence met en relief aussi bien la virtuosité de la technique que le performance des acteurs. La maestria des mouvements de caméra le rend souvent encore plus impressionnant. On pense bien sûr au célébre plan de grue de La Soif du mal d’Orson Welles, mais aussi aux premières minutes du A History of Violence de David Cronenberg, suivant deux tueurs dans un motel ou encore aux impressionnants plans des Fils de l’homme d’Alfonso Cuarón.A l’extrême opposé, Steve McQueen choisit dans Hunger de filmer une scène de parloir à contre-jour et en caméra fixe pendant vingt-trois minutes. Cette scène frappe autant par sa sobriété que par le brio des comédiens.

De L’Aurore de Murnau à Brian De Palma, David Fincher et Quentin Tarantino, en passant par Jean-Luc Godard et Sexy Dance 3 The Battle (si, si !), retour non exhaustif sur les plans-séquences qui ont marqué nos esprits avertis de cinéphiles.

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